Katmandou/ Pokhara

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Le dernier jour je pars avec le groupe pour encadrer la visite sur KTM, une ville que j’aime beaucoup et qui me rappelle mes premiers pas au Nepal il y a 7 mois. La musique dans les rues est envoutante et les gens toujours aussi sympa et souriant. Katmandou est riche culturellement, elle comporte 10 monuments classés  Unesco donc on ne s’ennuie pas, la journée est chargée.

Le lendemain on prend enfin de se reposer avec Kris, même si il y a toujours des histoires de paperasse et des gens à voir, c’ est agréable de pouvoir se poser un peu mine de rien. Mon nez me fait toujours mal, il y a 10 jours, placée au fond du bus, mon nez a heurté les portes bagages, il faut dire que  sur les routes, on trouve plus de trous et de bosses que de plat et les chauffeurs ont plutôt une conduite sportive comme dirait ma mère. Bref il fallait que ca tombe sur moi, donc on décide d’ aller  vérifier à l Ambassade de France voir le médecin pour me dire que mon nez est cassé.. et qu’il faut que j’aille voir des aujourd’hui un osteo… que du bonheur !

Le lendemain j’ accompagne les clients pour le vol de l’Everest, un vrai bonheur. On se sent vivant survolant le toit du monde et la chaine himalayenne. Le temps est clair, les conditions sont bonnes. L’Everest est là devant nous, fier et puissant comme s’il savait qu’il faisait la fierté du pays. Enfin, redescendons sur terre pour aller jusqu’à Pokhara, 6h de minibus nous attendent.

Pokhara

Pokhara est une ville que j’aime beaucoup, elle est à la fois apaisante et touristique, bondée de petit restos et boutiques sympas. Pour la journée libre, les clients nous suivent dans une petite excursion. Un tour de barque sur le lac Phewan pour arriver sur l’autre rive afin de monter une montagne et y voir le stupa perché a plus de 1200 metres. J’avais presque oublié la souffrance du trek des Annapurnas mais celle ci m’a rattrapé. Sous le cagnard, la fatigue du levé matinal de 5h et le manque d’exercice, je me suis demandé comment j’avais pu faire les 10 jours de marches dans les Annapurnas.. Mais qui pourrait se plaindre devant ses gamines d’environs 7ans portant sur leurs épaules leurs grands paniers remplis de feuilles. De derrière, il est difficile de les deviner, seulement un gros panier dansant anime le paysage montant pas à pas la montagne. « Tu vas pas à l’ecole ? » lui dit kris en népalais, « si mais j’ai un mois de vacances » foutaise nous dit Kris, les enfants sont bien en cours à cette période de l’année seulement les parents préfèrent que les enfants les aident à rapporter de l’argent à la maison par le biais de la mendicité au près des touristes ou le travaille physique comme celui qu’elle est en train d’accomplir. Ses gamines se contenteront du monde qu’elles connaissent, se résignant à une vie de travaille acharné, gagnant l’équivalent d’un euro par jour . J’ai envie de leur dire de profiter de leur jeunesse, de cultiver leur rêves car  je pense que la beauté de la vie dépend de notre regard sur elle, mais à quoi bon, elles seront certainement mariées vers 17ans auront des enfants et devront s’occuper des champs et peut être même sous l’emprise d’un mari violent ou absent.

Apres la journée sur Pokhara, le lendemain, il est temps de partir vers Lumbini, lieu de naissance de Siddhârta Gautama allias Buddha. J’ai les cervicales bloquées, je ne pense qu’à revenir sur Katmandu pour une autre séance d’osteo, ce sera plus tard. Le bus s’arrête à la suite d’un bouchon, les gendarmes sont là, une foule de villageois aussi. Il se passe quelque chose. On va voir avec Kris, un accident a eu lieu récemment, la moto est en morceau, une flaque de sang est encadré de bout de bois pour ne pas s’en approcher, des bout d’os gisent dans la marre de sang le spectacle n’est pas beau à voir.. un drame a eu lieu et il est facile de retracer la scène tragique, le corps en morceau vient d’être enlevé. On ressent le silence d’un deuil mais aussi la rage d’une haine trop vive. Apparemment, ce serait un chauffeur qui a percuté le motard  le laissant pour mort en prenant la fuite. Dans ces villages reculés en pleines montagnes, les règlements de comptes se font à l’ancienne, c’ est la loi du talion, œil pour œil dent pour dent. La famille est là folle de rage, les gendarmes essayent de les empêcher de bloquer la rue. Si le chauffeur est retrouvé il sera tué ou brulé dans son véhicule, ici c’ est sans pitié et ca marche comme ca. Enfin, il fallait qe je vois ca me dit Kris. Les clients doivent etre evidemment tenu à l’eccart pour eviter d’etre choqués, ils ne verront donc pas la scene.. Ici la mort est omnipresente alors mes pensées travaillent sur ce drame et me dit de profiter de la vie avant qu’elle soit abimée par le temps jusqu’à que celui ci me l’enleve. En une seconde, tout peut s’arreter alors je suis heureuse de l’etre et de profiter de la mienne

 

2 comments on Katmandou/ Pokhara

  1. marie
    23 mars 2012 à 18 h 21 min

    ouf c ‘est choquant on se croirait à l ‘ancien temps,je me rapelle que j’ ai appris la loi du tallion en histoire du droit a première année,imagine à quelle époque cela remonte!
    j ‘espère que tu n ‘as pas été trop choquée,je pense que je n ‘aurais pas supporter!
    je t ‘ embrasse.
    ps: gilles m ‘a dit que t’ avais recu les photos chu contente!
    gros bisous et prend soin de toi et de .. ton nez!!! bisous

  2. mam,s
    24 mars 2012 à 17 h 39 min

    Comme tu as raison ma cherie ,profite de chaque minute de ce que la vie t offre de plus beau et la chance qu elle t accorde .Les voyages ouvrent l esprit et le regard , et tu ne peux qu aprecier ce que tu vis .Attention aux chocs….gros bisous

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